Festival

International des Jardins

de

Veuzain-sur-Loire

2018

"J'ai pensé à une fleur"

                                           Jean ARP

Il ne suffit pas de penser, il faut penser juste !

 

DADA est toujours aussi vivant, DADA est toujours éternel.

A chaque génération, il y a toujours un sujet à affronter, des projets, des ambitions à réaliser.

 

De 1915 à 1920, j’ai écrit les poèmes de ma « Wolkenpumpe » (La Pompe à Nuages). Dans ces poèmes, je mettais en pièces les phrases, les mots, les syllabes. Je tentais de diviser la langue en atomes pour atteindre la création. J’ai fini par rejeter l’art parce qu’il nous détourne des profondeurs et trouble la pureté du rêve…. L’intuition m’a amené à vénérer les lois du hasard, les plus nobles et les plus profondes des lois qui jaillissent des fondements…

Et les peintres et sculpteurs qui  ont appartenu au groupe DADA de 1916 à 1920 ne se résignaient pas non plus à l’art et à la vie de notre planète… Nous étions tous bien décidés à ne plus aller chercher l’inspiration de nos tableaux  dans les actes, dans les natures mortes, les paysages. Mais nous condamnions également le futurisme et le cubisme.  Nous souhaitions contempler sans entraves les hauteurs et les profondeurs.  Le futurisme était l’art du mouvement illusoire et en tant que tel nous le mettions à l’index.

Jean Arp : « Dada n’était pas une farce », in Marc Dachy : Archives DADA/chroniques. Hazan éditeur 2005

 

Ainsi naquit DADA d’un besoin d’indépendance, de méfiance envers la communauté. Ceux qui appartiennent à nous gardent leur liberté. Nous ne reconnaissons aucune théorie.  Nous avons assez des académies cubistes et futuristes : laboratoires d’idées formelles

Tristant Tzara, « Manifeste Dada » 1918.

 

Signés : Jean Arp, Hugo Ball, Sophie Taeuber, Tristan Tzara, Marcel Janco, Viking Eggeling, Kurt  Schwitters, et tant d’autres.

 

 

 

Festival Sponsors

Hôtel Château des Tertres  -  Poisson Rouge Interactica  -   Fondation ARP  -  Compagnie Lodela - Garage Taillard